Sancho does F Communications
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Alabama Blues (Wax Doctor Mix)
Alabama Blues (Grand Central Mix) (Only Child Meets Rae And Christian)
Soul Salsa Soul (Remix)

Extraits F Communications

F050R

 

St Germain
Alabama Blues Revisited Part II

F050R
released in September 1996
12''

 

Second segment du retour en Alabama. Wax Doctor décline donc Alabama Blues en drum'n bass atmosphérique, non loin du son des productions de Good Looking Records dont il n'a pourtant jamais fait partie. Une entrée en matière dans un calme mêlant l'air et l'eau. Une rythmique drum'n bass des plus classiques, accompagnée d'une ligne de basse parfaitement ronde qui l'est tout autant. Quelques notes de piano qui se déposent sur ce climat positif avant qu'un court break n'en change la tonalité... Le tout étant souligné d'un miaulement digital qui ne quitte jamais le morceau et assure sa part d'hypnose... Certes, le son si caractéristique de l'explosion du drum'n bass a peut-être vieilli, mais la vibe reste indéniablement présente.

Dans une veine toujours destinée en priorité au marché anglais, Only Child collabore avec le duo Rae&Christian pour nous délivrer un somptueux remix où l'essentiel réside dans le travail rythmique effectué sur l'ensemble des éléments qui composent le morceau ; en effet, chaque son semble contribuer à la chaleur qui s'échappe des enceintes, à l'envie d'onduler lentement pour suivre une rythmique qui n'est pourtant pas si prononcée. D'ailleurs, ce sont davantage les ruptures et les rappels que l'on suit du corps. Sur le mouvement constant de ces fondations perlent quelques gouttes cristallines qui lui donnent vie. Loin d'être le plus évident de tous ces remixes, celui-ci est peut-être le plus intéressant.

Enfin, Ludovic Navarre se permet d'inviter quelques musiciens pour une reprise du Soul Salsa Soul qui accompagnait initialement Alabama Blues lors de sa première sortie sur le Motherland EP en 1993. Si la version originale tentait un compromis entre house et salsa, celle-ci met beaucoup plus l'accent sur sa composante latine ; le résultat est fabuleux : dix minutes pendant lesquelles le corps répond à chacune des interventions musicales, qu'elle provienne des percussions, de la trompette, du saxophone, du trombone, du piano... Une véritable tuerie qui s'applique même sur les plus allergiques à la musique électronique.

Cette seconde moitié gagne donc ma préférence, même si elle marque la fin d'une époque puisqu'il s'agit en effet de la dernière sortie de Ludovic Navarre sur F Communications. Une compilation verra le jour quelques années plus tard, renfermant plusieurs perles, mais la coupe est effectuée. Le son de Deepside n'est plus, mais celui d'Elegia arrive...

J-Me / Février 04