Second maxi de Taho sur F Communications
avant qu'il ne monte son propre label, Lumina, et qu'il ne disparaisse
lentement du devant de la scène... Pour faire court, disons que
c'est le même tarif que son Vertige EP, à savoir
que les adorateurs de Mike Banks et Red Planet vont grimper au
plafond une fois de plus. Les autres pourront toujours se laisser séduire
par la joie de vivre qui émane littéralement des différents
titres : à mon avis, Taho nageait dans le bonheur lorsqu'il a
composé ces morceaux et cela s'entend.
L'atmosphère de Zia, première
esquisse du sourire, est assez proche de celle de Ghostdancer
et Firekeeper sur Red Planet : un même optimisme
rayonnant qui dessine le tableau d'un lever de soleil, début
de journée où tout est possible. Une douce composition
de nappes dopées au chorus, d'une ligne de basse discrète
mais néanmoins présente, d'une rythmique plombée
par un compresseur et d'un solo jazz électronique virevoltant.
Sans avoir la puissance anti-dépressive de certains, Zia
reste une excellent foulée vers la grimace de bonheur.
Sur Déva, la lumière
musicale continue de se diffuser et les photons de synthèse nous
transportent au centre d'une représentation de tunnel en fil
de fer, maillée de lignes de basses. Puis on arrive à
Jazzy J, impressionnante démonstration de jazz électronique
: un buff incroyable entre machines qui réchaufferait
n'importe quoi tant il irradie (en tout cas, sur moi, ça fonctionne
et c'est le sourire jusqu'aux oreilles à chaque fois). Enfin,
Mission se rapproche davantage des premières productions
UR, un peu plus rough dans ses sonorités et plus
linéaire dans sa structure. Avis aux amateurs.
Mon opinion ? Même si les productions
de Taho regorgent à outrance de références aux
mythes de Detroit, ce serait con de se priver du bonheur sincère
qui est gravé dans ces sillons. You know what to do.
J-Me
/ Avril 03