Première apparition de l'écossais
Aqua Bassino chez F Communications. Alors que Ludovic Navarre
se détache lentement du label et de ses productions profondes
au profit d'une fusion jazz initiée avec Boulevard, Jason
Robertson rejoint F Communications et y délivre pour son
entrée en matière une deep house terriblement attachante
qui ne fera que se préciser avec les sorties.
Take Me There démarre
sur une basse prononcée délicieusement accompagnée
de percussions. Sensualité immédiate dans une lente oscillation
des membres. Une corde continue s'installe et place ses orgues. L'évolution
est lente et subtile. La qualité de la production s'avère
assez sommaire, la structure du morceau est commune, mais on sent un
potentiel chez l'artiste, potentiel qui se révèle davantage
sur That Time : structure similaire, amour des basses fréquences
chaleureuses avec une pointe de nostalgie évoquée par
de l'écho et des sons cristallins. Le résultat est nettement
plus deep, à déguster allongé ou dans un mix en
début de soirée, pour échauffer le sound system
et les oreilles.
Puis arrive Ibiza, volute inspirée
qui s'étire sur onze minutes et plage désormais classique
du répertoire F Communications. Bien avant la déferlante
lounge et sa cargaison de compilations, Aqua Bassino nous offrait
un bijou baléarique dont le calme incite à la détente
immédiate. Quant à Wanna Dance, ses sursauts vocaux
peuvent agacer, mais le groove balbutiée derrière eux
laisse présager ce qu'il y a de mieux en matière de deep
house. En clair, ce Swirl EP est une bonne introduction aux futures
productions d'Aqua Bassino dont la qualité ne cessera de s'améliorer
au fil des années.
J-Me
/ Avril 03