Sancho does F Communications
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Raz
Raz (Carl MMR's mix)
Pillow Lava
Pillow Lava (Lenny Dee Strychnine mix)

Extraits F Communications

F017

 

Aurora Borealis
Raz/Pillow Lava

F017
released in November 1994
12''/CDM

 

Il aura fallu attendre la dix-septième sortie du label pour tomber sur un maxi assez décevant, mais il est bien là et encaisse de surcroît très mal les années, qu'on se le dise.

Quelques mois séparent donc ce Raz/Pillow Lava de son grand frère The Milky Way, mais cela suffit pour que la méthode qui avait dopé les ventes de ce dernier ne fonctionne plus. Car avouons-le, Raz suit de très près la structure de The Milky Way, avec son gimmick sur quelques notes, ses grosses nappes et ses roulements de caisse claire répétés. Pourquoi ça ne marche plus ? Peut-être parce que Raz sonne comme une recette commerciale alors que The Milky Way sonnait comme une tuerie inattendue, peut-être parce qu'il est malheureusement sorti trop tard, lorsque la trance allemande déclinait au profit d'une hard house menée depuis Chicago par Cajmere... Quoi qu'il en soit Raz est définitivement l'un des plus mauvais morceaux sortis sur F Communications, et Pillow Lava, même s'il s'en est un peu mieux sorti à l'époque, n'atteint pas des sommets, que ce soit en qualité ou en efficacité.

Le remix de Raz par Carl Cox, totalement barré dans les sonorités très amples du label Ultimatum, relève un peu le niveau, mais il ne faut pas s'attendre à beaucoup de finesse. D'ailleurs, Carl Cox est probablement l'un des seuls à avoir pu utiliser ce titre correctement, car son grain si particulier est difficile à intégrer dans un set.

Enfin, comme j'ai pu le mentionner sur ce site, il n'existe à mon sens aucune sortie sur le label qui ne présente pas d'intérêt, et celle-ci n'y fait pas exception. Car Lenny Dee, pape du hardcore US, sauve la mise avec sa relecture toxique de Pillow Lava en lui injectant juste ce qu'il faut de strychnine, comme son titre l'indique. Le résultat est à la hauteur des espérances, puisque ce métissage de naïveté trance et de sonorités brutales est une curiosité jouissive, seule et unique tentative hardcore sur F Communications.

Quant à Aurora Borealis, le projet s'arrête ici, Shazz préférant arrondir ses fins de mois ailleurs, sous un autre pseudonyme, avec quelques titres rêveurs des plus douteux. Certains puristes pourront juger ça honteux. Pour ma part, je pense que l'un des compositeurs de l'éternel Acid Eiffel peut se permettre ce genre d'écart financier si l'on considère le caractère underground de ses productions house orientées sur NYC. Une objection ?

J-Me / Janvier 03