Douce introduction sur une boucle de basse entourée
de nappes, puis un son légèrement plus réveillé
qui vient spiraler autour de ce centre nerveux qu'est la basse. Colonne
vertébrale qui ne cessera son activité nerveuse qu'avec
la fin du morceau. Démarrage du pied, sec, dans les 160 BPM.
Roulement de caisse claire, enchevêtrement de lignes de basses.
De la trance dans sa forme la plus classique, sans être pour autant
calquée sur Francfort. Il s'appelle Orion. Adoré
lors de sa sortie, il encaisse très mal le poids des années.
Tao est une variation synthétique qui
devançait le somptueux des productions de Sterac sur le label
100%Pure, avec cette touche deep bien caractéristique
; parfaitement intégrable dans un set, mais ce n'est pas lui
qui ramènera du monde, sauf si vous savez le placer et utiliser
ses deux petits breaks de début.
Aurora se compose principalement de montées
et descentes synthétiques agrémentées de petits
jeux de rythmiques. Probablement original à l'époque,
on retrouvera certaines de ses influences un peu plus tard, dans le
seul et unique maxi de Toni Mono. Titre à déguster pour
les amateurs de balearic, bien avant que le courant ne s'ouvre
au grand public, mais quoi de plus normal pour un artiste espagnol,
Alex Martin, qui se cache derrière ce pseudonyme d'Iberian.
Je ne connais pas l'histoire de Too Late, mais
il a tout du récit amoureux. Comme une composition à la
douce mélancolie, en Andalousie, alors que le soleil se couvre
de rouge et pleure le départ d'une américaine, sans tristesse
mais le coeur lourd. Cette sensation de saudade portée
par les vents de Lisbonne...
Nueva Era EP est donc le prototype du maxi qui
a fonctionné pour un tube qui correspondait à son époque
et qui révèle sa substance année après année
au travers de ses autres titres éclipsés ; vivement que
je me replonge dans le second maxi d'Iberian.
J-Me
/ Décembre 02