Sancho does F Communications
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My Mama Said...
The Black Man
Walk so Lonely
Dub Experience
Organ Talk

Extraits F Communications

F002

 

St Germain-en-Laye
Mezzotinto EP

F002
released in May 1994
12''/CDM

 

Pourquoi St Germain-en-Laye ? Tout simplement parce qu'à l'époque de la sortie du Mezzotinto EP, Ludovic Navarre n'avait pas encore le droit de reprendre le pseudonyme de St Germain qu'il utilisait sur Fnac Music Dance Division. Peu importe, car sa musique parle d'elle-même, et il aurait pu tout aussi bien signer ce maxi du nom de Versailles, Lilles ou Perpignan, nous aurions reconnu ce son dans la droite lignée du fameux Alabama Blues.

Ces cinq titres sont en effet marqués de la signature extrêmement jazz amorcée par Ludovic Navarre en 1993 avec son projet St Germain, en parallèle de ses autres activités : Deepside, Modus Vivendi, Soofle... Ici, le son est très ouvert sur d'autres styles, et cet éclectisme qui semble commun aujourd'hui ne l'était pas à l'époque. Bien que la fusion des genres demeure fortement basée sur l'usage de samples de jazz et de rythmiques caractéristiques des courants embrassés, elle représente très clairement les balbutiements de Boulevard, puis du passage de St Germain chez le mythique label Blue Note en 2000.

Cinq morceaux donc. Les plus connus sont certainement Walk so Lonely et Dub Experience : le premier étant une tuerie house où tous les sons se mêlent les uns les autres avec une touche de groove imparable, le second une incursion dans les réverbérations du dub très roots, jouée à outrance lors de sa sortie pour poser un break dans un set. Dans les deux cas, à écouter sur un très gros son, généreux en basses fréquences, pour pouvoir décoller et en profiter au maximum.

Les autres titres, bien que moins joués, ne doivent pas être écartés. Organ Talk avec sa rythmique hip-hop et sa structure hachée est parfait pour placer quelques scratchs dans un set electro. My Mama Said... entraîne mentalement son auditeur dans un club de jazz des années 30, version nineties upliftée à la 909. Quant à The Black Man, il appuie la démonstration de Walk so Lonely, à savoir qu'on peut très bien insuffler du mouvement dans une banque de samples. En cela, il est peut-être le morceau le plus intéressant du maxi sur un plan éducatif, car il permet d'évaluer le travail qui existe entre le brouillon d'un tube et son résultat fini. Cette opinion reste personnelle, mais que les producteurs wannabe se penchent sur la question...

J-Me / Décembre 02