Sancho does F Communications
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artistes F Communications

 

Mon histoire d'amour avec F Communications remonte à 1992, à la vieille époque où les artistes du label évoluaient encore chez feu Fnac Music Dance Division...

En deuil de Maxximum, la radio qui bousculait les ondes et tentait d'ouvrir les oreilles françaises aux nouvelles musiques, j'ai erré plusieurs mois sur mon tuner, à la recherche de ces sons venus d'ailleurs qui s'étaient ancrés en moi. Après quelques mois, le hasard m'a mené sur le 98.2 de Fréquence Gaie, où la programmation oscillait entre talk-show "tu aimes te faire sucer les boules dans une coupe de champagne" et techno plutôt instrumentale. La musique, bien que proche de celle diffusée sur Maxximum, était assez difficile d'accès pour un néophyte hors du circuit des clubs, mais c'était ça ou (déjà) la soupe des autres fréquences. Du coup, j'ai écouté, découvert, apprécié puis appris.

Mais c'est à la fin de l'année que je suis entré dans la dimension Fnac Music Dance Division, pour ne plus jamais en sortir, avec le plus beau morceau qui soit, j'ai nommé Acid Eiffel de Choice. Ses nappes m'avaient titillé et c'est lors d'un passage au Virgin Megastore des Champs-Elysées que je suis tombé sur le CD ; jolie pochette, prix raisonnable (quand on est étudiant, c'est un critère...), je suis reparti avec.

Puis les sorties du label se sont succédées, et je me suis vite rendu compte que les unes après les autres, je les achetais, parce qu'elles me plaisaient terriblement ; elles avaient cette touche si particulière, souvent versée de mélancolie. Du coup, j'ai surveillé de plus en plus attentivement les sorties, jusqu'à la transition de Fnac Music Dance Division à F Communications, en 1994.

Après cette renaissance, j'ai décidé tout simplement d'acheter toutes les sorties, pour la collection, mais surtout parce que le label ne m'avait jamais déçu, et cette confiance reste valable encore aujourd'hui, près de dix ans plus tard...

Je ne vais pas mentir, je n'ai pas aimé tous les titres qui sont sortis chez F Communications, mais il y a toujours eu au moins un morceau intéressant sur chaque maxi quand ce n'était pas une tuerie, et lorsque le maxi ou l'album me semblait décevant, il me suffisait de le laisser vieillir, tel un bon vin, pour réaliser quelques mois, voire quelques années plus tard, que je n'étais tout simplement pas prêt. Le temps me permettait alors d'apprécier le travail et le talent des artistes du label, et c'est pour vous remercier aujourd'hui que je vous dédie ces pages, humble témoignage de la reconnaissance de mes émotions à votre égard.

F Communications people, I love you.